La Miresem présente son bilan et ses projets 2018

La Miresem présente son bilan et ses projets 2018

Un espace moderne, un présentateur dynamique et une bonne odeur de crêpes, tous les ingrédients étaient réunis pour que le bilan annuel de la Miresem devienne un moment convivial et fédérateur.

Face à la Maison de la Cohésion sociale où se situent les locaux de la Mire, le Foyer Culturel de Philippeville a été choisi pour l’organisation de sa « Chandeleur » par la Mission régionale du Sud de l’Entre-Sambre-et-Meuse. Une alternative originale aux vœux de la nouvelle année pour présenter ses résultats et projets dans une atmosphère bon enfant.

La séance s’est divisée en trois parties : après une présentation du bilan de la Mission régionale, la parole a été laissée à leur partenaire, InforJeune pour la présentation de PROESEM. Enfin, une dégustation de crêpes a clôturé en douceur l’événement.

« RÉSISTE, PROUVE QUE TU EXISTES »

Marlène Henrotte, présidente de la Miresem a choisi d’ouvrir la séance de manière originale en citant France 

Gall. Des paroles fortes pour à la fois remercier son équipe et leur témoigner son soutien face aux obstacles rencontrés dans leur quotidien :

« Le boulot réalisé par les équipes est conséquent et de qualité. Un jour comme aujourd’hui permet aussi de dire merci aux équipes qui se démènent tous les jours. Les obstacles sont nombreux. Je trouve que l’équipe fait beaucoup plus que résister et existe réellement. Donc bravo et merci. »

Une reconnaissance que partage Bernard Loverius, directeur de la Mission régionale :

« Le travail est fait et il est bien fait »

En effet, beaucoup de responsabilités reposent sur les épaules des 18 hommes et femmes qui composent l’équipe de la Miresem. Outre celle de guider au mieux les candidats vers l’emploi, la Mire conjugue deux particularités : elle utilise une méthode très spécifique, appelée IOD et elle fonctionne sur un modèle de gouvernance partagée depuis plus d’un an et demi. Cela implique de nombreux défis, relevés avec succès au cours de l’année écoulée.

LA MÉTHODE IOD, ENTRE CONTRAINTES ET RÉSULTATS

« La méthode IOD se base sur le postulat suivant : personne n’est inemployable. Pour entrer à la Miresem, il faut simplement émettre le désir de trouver un emploi, être disponible immédiatement et faire partie du public ciblé par le décret des Missions régionales. »

Bernard Loverius

Concrètement, le terme « bénéficiaire » est banni. Les candidats sont des « professionnels » à qui la Mission régionale propose entre autres :

  • des gestions collectives ;
  • des entretiens « ressources » (visites d’entreprises exerçant dans un secteur d’activités inconnu du candidat) ;
  • une aide personnalisée pour lever les freins de mise à l’emploi (mobilité/permis de conduire, garde d’enfants…)

   
Aucune obligation pour le candidat. En tant que professionnel, il valide les propositions d’emploi des chargés de mission. La méthode IOD repose en partie sur la théorie de l’engagement : « si la personne choisit, elle va mettre tout en place pour que cela fonctionne. »


Sur 2017, cette méthode a permis à la Miresem d’accompagner 223 personnes. C’est un peu moins que l’an passé. Cependant, le taux des mises à l’emploi est meilleur : 
397 contrats de travail ont été signés et 105 professionnels sont restés plus de 6
mois dans l’emploi.
70% des professionnels accompagnés n’ont pas de CESS (diplôme de l’enseignement secondaire) et 37,5% sont sans emploi depuis plus de 2 ans.

« Quand une personne signe un contrat qui potentiellement l’amène à 6 mois dans l’emploi, pratiquement neuf fois sur 10, on la retrouve 6 mois plus tard dans l’entreprise. » Bernard Loverius

LES RELATIONS ENTREPRISES, UN PARTENARIAT WIN-WIN

Ces résultats sont possibles grâce aux relations avec les entreprises. Les Missions régionales proposent un accompagnement de l’analyse des besoins en recrutement jusqu’à la présentation du/des candidat(s). Ce sont ces relations qui différencient les Missions régionales d’une agence de placement classique. En effet, si les Mire mettent l’accent sur le caractère durable d’un partenariat, elles sont convaincues qu’une relation à long terme facilite le lien de confiance.

Pour la Miresem, 80 entreprises lui ont confié la gestion de 165 offres.
Cela représente plus de 1 000 actions en entreprise.

LES FORMATIONS ALTERNÉES POUR LES MÉTIERS CRITIQUES

L’adéquation entre l’offre et la demande reste la priorité pour la Mission régionale. C’est pourquoi, la Miresem organise aussi des formations alternées pour des métiers spécifiques, notamment ceux où les offres ont tendance à rester vacantes.

« L’objectif est de ressortir avec une formation qui mène à l’emploi », Bernard Loverius

Dans ce cadre, le rôle de la Mire est de rassembler les entreprises, les centres de formation et les stagiaires autour d’un projet commun.

En moyenne, 83% des professionnels ont trouver un emploi suite à leur participation à une formation alternée. Plus spécifiquement, la formation « Permis D (autocar/autobus) » a atteint un taux de 100% de mises à l’emploi en 2017.

Au vu de ces résultats, la Mire organisera une formation « Permis C » en 2018.

LE RÉSEAU PARTENARIAL, PILIER DES SUCCÈS DE LA MIRE

Pour répondre aux besoins spécifiques de ses candidats, la Miresem s’appuie aussi sur un réseau de partenaires dynamiques. Elle peut ainsi mettre en place des projets complémentaires à la méthode IOD.

« L’Entre-Sambre-et-Meuse, c’est notre territoire, mais c’est aussi un peu notre identité. », Katia Raimondi, coordinatrice InforJeune Couvin

En 2018, parmi les projets reconduits, se trouvent Objectif Emploi et Primo-arrivants.

  • En partenariat avec le Forem, Objectif Emploi 2017 a permis à la Mission régionale de se concentrer sur un public jeune. Plusieurs activités leur sont proposées : bilans personnels, simulations d’entretiens d’embauche ou encore stages et des mises en relation avec des employeurs. Au vu des résultats obtenus, le projet est reconduit en 2018.
  • La collaboration avec l’ASBL Carrefour et la Croix-Rouge établie dans le cadre de l’appel à projets Primo-arrivants du Forem est elle aussi reconduite. Conscient des problèmes de mobilité rencontrés par les demandeurs d’asile, les activités se déroulent au sein même du centre d’accueil d’Oignies à partir du 1er mars 2018. Elles sont axées sur la sensibilisation aux cultures d’entreprises belges.
  • En parallèle, d’autres projets verront le jour en 2018, dont Spécial Cap. Ce projet s’adresse aux personnes issues de l’enseignement spécialisé et sans expérience professionnelle. Il s’articule autour d’ateliers de recherche d’emploi et de confiance en soi. La première session démarre mi-février.

En 2017, la Miresem a participé à la création de l’outil PROESEM.

   
Créé par le groupe Insertion Professionnelle de la Plateforme Intersectorielle du Sud Sambre et Meuse, Rapport d’activité 2017 a pour vocation d’optimiser l’orientation vers les différents acteurs. Concrètement, ce répertoire classe les organisations par thématiques. Celles-ci ont été déterminées à partir des freins à l’insertion rencontrés sur le terrain.

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